J'achète au plus près : la proximité il n'y a plus que ça de vrai! |
| Écrit par Roxane Grioche |
| Mercredi, 21 Avril 2010 12:38 |
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Et si on mettait la main au panier ? En cette période où aucun avion, ou presque, n'atteint l'europe, il est bon de reprendre le chemin des courses à la source ! C'est a dire j'oublie les produits qui viennent de loin et j'achete au plus près...AMAP et Jardins de Cocagne en vue..
Depuis quarante ans maintenant, la consommation de masse structure notre société à coup d’hypermarchés et de produits disponibles toute l’année. La mondialisation permet aujourd’hui de consommer tout ce que l’on veut quand on le veut, sans se soucier des saisons ou des émissions de GES* engendrés par le transport de marchandises. À une époque où le bien-être et le respect de l’environnement sont devenus les critères de sélection des consommateurs, des associations mettent en place des systèmes pour faire face à la résurgence des valeurs traditionnelles.* Gaz à Effet de Serre Les Associations pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne (les AMAP) font partie de ces systèmes. Le principe ? Les producteurs locaux rencontrent les consommateurs pour définir, ensemble, la diversité et la quantité de denrées à produire selon les saisons (fruits, légumes, œufs, viande ou produits laitiers). Un contrat est ensuite établi : le consommateur s’engage à payer d’avance son « panier » dont le contenu dépend des récoltes. Ils assurent ainsi un revenu décent aux paysans qui les fournissent. En échange, ces derniers doivent livrer un panier de produits frais et bio chaque semaine. Un équilibre qui respecte l’Homme, la biodiversité et la Nature Les personnes membres des AMAP participent « à la lutte contre les pollution, les risques de l’agriculture intensive et favorise une gestion responsable et partagée des biens communs » : pas de pesticides, pas d’emballages, une distribution locale qui limite les émissions de GES, une agriculture moins énergivore qui suit le rythme des saisons et un échange commercial qui permet aux producteurs de vivre convenablement de leur activité et aux consommateurs de bénéficier de produits aux qualités nutritionnelles et gustatives supérieures à un prix accessible. D’un point de vue identitaire, les AMAP relancent les « particularités alimentaires locales et régionales ». Mais les AMAP constituent également un réseau de solidarité très important. En parallèle des producteurs, c’est tout un comité de bénévoles, formés parmi les consommateurs partenaires de l’AMAP qui font tourner la maison au travers, notamment, de la communication, de l’animation, de la coordination et de la comptabilité. « Les AMAP favorisent le dialogue social entre ville et campagne, facilitent la coexistence entre les loisirs de plein air et les activités productives et l’usage multiple des espaces agricoles ». Bref, elles ne présentent que des avantages ! Bonne nouvelle, elles ne cessent de se multiplier : il y en aurait plus de 700 en France mais pas seulement. Sous des appellations différentes telles que Community Supported Agriculture (CSA) ou Groupes d'Achat Solidaires de l'Agriculture Paysanne (GASAP), ces associations sont émergent dans le monde entier (États-Unis, Grande-Bretagne, Canada, Québec, Japon, Hongrie, Ghana, Australie, Nouvelle-Zélande, etc.). a voir également sur : reseau-amap.org Les jardins de Cocagne, un modèle similaire qui faciliteen plus la réinsertion sociale : Cette initiative, lancée par l’association Julienne Javel à Chalezeule, vise à créer des « jardins biologiques collectifs à vocation d’insertion sociale et professionnelle ». Les Jardins de Cocagne accueillent les personnes, hommes et femmes tous âges confondus, en situation économique et sociale précaire. Ils permettent à des chômeurs, à des SDF ou à des allocataires du RMI de retrouver une activité, de renouer le lien avec la société, de percevoir un revenu et de se reconstruire un projet de vie. Le principe est le même que celui des AMAP sauf que les producteurs ne sont pas des paysans ou des agriculteurs mais des « jardiniers », formés et encadrés par une équipe de professionnels (maraîchers et travailleurs sociaux). Autre forme de solidarité toute aussi respectueuse de l’environnement, les Jardins de Cocagne se greffent à un panel d’activités (telles que les chantiers nature ou les ateliers pédagogiques) afin de transmettre leurs valeurs aux jeunes générations. On compte aujourd’hui plus d’une centaine de Jardins de Cocagne en France soit 3.400 jardiniers, 20.000 adhérents et 600 encadrants. Renseignements ici : .reseaucocagne.asso.fr
ET une dernière info pour la route .. Merci à Franck Pignon de l'avoir envoyée à Agir pour la planète : Epicerie 21 Le principe est de commander en ligne mais pas de se faire livrer. Il existe 5 points relais, situés sur des accès régulièrement fréquentés par les habitants d'Ancenis (49). Les clients choisissent le point relais en fonction de leurs trajets habituels et s'y arrêtent pour chercher leur panier. Ils ont pu payer par Carte Bancaire ou déposer leur chèque en prenant leurs courses. Concept à développer n'est-ce pas ?
Marine LHOMEL |

Depuis quarante ans maintenant, la consommation de masse structure notre société à coup d’hypermarchés et de produits disponibles toute l’année. La mondialisation permet aujourd’hui de consommer tout ce que l’on veut quand on le veut, sans se soucier des saisons ou des émissions de GES* engendrés par le transport de marchandises. À une époque où le bien-être et le respect de l’environnement sont devenus les critères de sélection des consommateurs, des associations mettent en place des systèmes pour faire face à la résurgence des valeurs traditionnelles.