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Des insectes en guise de beefsteack

Écrit par Debby   
Mercredi, 06 Février 2013 09:18

asticotsEn 2050, il faudra nourrir 9 milliards d'êtres humains sur la planète. Pour se faire, l'ONU nous propose de remplacer la viande et le poisson par, tenez vous bien, des insectes ! Impossible ? Et pour pourtant. Des continents comme l'Asie, l'Afrique, ou l'Amérique latine ont adopté ces habitudes depuis déjà bien longtemps. De nombreuses organisations sérieuses comme la FAO (Food and Agriculture Organization) étudient cette piste en vue de nourrir une population mondiale toujours plus nombreuse.

 

Des proténines et des vitamines

Pizza aux larves, ragoût de sauterelle... En Asie par exemple, les insectes cuisinés occupent la même place dans l'alimentation quotidienne que notre plat de pâtes. Les habitants consomment 1 400 espèces d'insectes : fourmis, araignées, criquets, chenilles, etc. Dégoutant ? Mais il faut s'attendre à les voir arriver dans nos assiettes d'ici quelques années. Manger des insectes apparaît comme la meilleure alternative à la viande pour conserver une alimentation à la fois riche et respectueuse de l'environnement.


Sachez que nous absorbons déjà environ 500 grammes de résidus d'insectes par an en croquant un fruit ou un légume. On en retrouve dans nos confitures, jus de fruits, soupes, ou conserves.


Les insectes ont de grandes vertus nutritionnelles: protéines, lipides, minéraux, et vitamines ! Ayant besoin de peu d'eau et peu de nourriture pour se développer, ils sont faciles à élever et se reproduisent rapidement. La production d'insectes comestibles est donc beaucoup plus rentable que celle de la viande et du poisson, dont certaines espèces sont menacées !


Préserver notre planète

meuhLes insectes sont beaucoup moins pollueurs que les bovins ou les porcs et pourraient donc remplacer la viande. L'agriculture doit se renouveler pour ne pas faire souffrir notre planète.

La consommation mondiale de viande a presque triplée depuis 1970 et l'activité d'élevage occupe près de 70% des terres disponibles à l'agriculture.

L'élevage des animaux pour la viande est une source considérable d'émission de gaz à effet de serre qui contribue au réchauffement climatique via les énergies consommées pour le transport, l'alimentation des animaux, la transformation des produits. Issu de l'urine et du fumier, l'ammoniac s'incère dans le sol et l'acidifie.


L'agriculture d'élevage est responsable de 64% des émissions d'ammoniac par l'activité humaine.


Nous sommes tous convaincus qu'il faut sauver la planète, mais se passer de viande est une autre histoire. Pourtant, en la remplaçant par des insectes, on noterait une réduction de 99% des gaz à effet de serre par rapport à l'élevage des bovins !


Une bonne solution ?

La qualité nutritionnelle des insectes n'est plus à prouver, mais ils sont souvent consommés frits dans l'huile. Manger des matières grasses à chaque repas n'est pas forcément bon pour notre santé.

Mais après avoir piétiné la faune des continents et des océans, après avoir pousser l'élevage à ses limites, nous allons nous jeter aujourd'hui sur la dernière partie du monde animal encore disponible. Ce ne sera pas par goût, par compassion envers la planète, mais par contrainte, en plaine panique alimentaire. En ces insectes, l'homme ne voit qu'une nouvelle ressource.

Aujourd'hui l'homme adapte la planète à son nombre, au lieu d'adapter son nombre à elle. C'est ce nous relevions dernièrement d'un point de vue démographique.

 

Sources : 1jour1actu - futurasciences - economiedurable