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Dossier spécial : analyse des comportements écologiques

Écrit par Debby   
Mercredi, 09 Janvier 2013 10:59
mrlins / Foter / CC BY-NC

Au cours des 20 dernières années, la sensibilité environnementale s'est largement diffusée dans la société Française.

A travers la consommation, les déchets, ou les transports, le mode de vie des ménages a un impact direct sur l'environnement.

On leur reproche souvent de se contenter que de bonnes intentions et non d'actes concrets.
Une étude du CREDOC a d'ailleurs analysé les changements de comportement opérés depuis ces vingt dernières années.



esquimo_2ooo / Foter / CC BY-NC-ND

La préservation de l'eau, une ressource naturelle

La vigilance vis-à-vis de l'eau s'est imposée dans les préoccupations de la société. 66% des Français font attention à leur consommation d'eau. Une prise de conscience qui touche aussi les jeunes (57% des 18-25 cherchent à économiser l'eau).

En 1995, la principale motivation était de réduire le montant de la facture. C'est aujourd'hui le désir de préserver une ressource naturelle qui passe au premier plan.


Les économies d'eau sont de plus en plus liées
aux préoccupations environnementales.




louisvolant / Foter / CC BY-NC-SA

Le rapport à la voiture

En France, on constate une évolution du rapport à la voiture. 83% des ménages sont équipés en 2008 contre 77% en 1991. L'automobile a perdu de son aura après des jeunes qui étaient plus équipés il y 20 ans. Cette évolution est donc portée par les séniors.

Une amélioration du service et une diminution des prix des transports en commun constitueraient la première motivation de l'abandon de la voiture. Mais 30% de la population déclarent que rien n'est susceptible de restreindre l'utilisation de leur voiture. Les habitudes profondément encrées dans un mode de vie ne changent pas en un jour.


Les jeunes prennent leurs distances avec la voiture.




Réparer, mais ne pas jeter

zigazou76 / Foter / CC BY

La prise de conscience écologique se manifeste également dans la durée de vie des produits. Huit consommateurs sur 10 utilisent des sacs réutilisables pour faire leurs courses. Ils n'étaient que 43% en 2005. Les emballages ne représentent plus que 32% des ordures ménagères contre 39% en 1993.

Concernant les appareils électroménagers, ou électroniques de plus d'un an, la tendance est à la réparation plutôt qu'au remplacement du produit. En outre, l'achat et la vente de produits d'occasion se multiplient et offrent une deuxième vie aux objets. Un frein au gaspillage.

Le tri sélectif et le recyclage se sont installés dans les habitudes des Français. La quantité des ordures ménagères est encore trop conséquente, mais en légère baisse depuis 2003. (359kg par personne en 2002, contre 354 en 2006).



Acheter BIO

epSos.de / Foter / CC BY

Le succès du Bio est une des actions les plus visibles dans le changement des habitudes. Il y a 15 ans, le bio était accessible à une minorité aisée. Aujourd'hui, le bio touche les catégories plus modestes.

Avec moins de 900 € par mois, 52% des personnes consomment des produits issus de l'agriculture biologique contre 20 % en 1995. L'augmentation des offres en rayon et l'identification de labels contribuent à la montée du bio.

L'intérêt pour les produits fabriqués en France est au premier plan. On observe une forme de solidarité économique avec les entreprises Françaises. Cela limite les pressions qu'exercent les transports de marchandises étrangères sur l'environnement.

Ces nouveaux comportements traduisent une consommation plus responsable et réfléchie, avec une exigence plus forte. Les ménages sont de plus en plus avertis et décèlent les pièges du marketing vert. Seuls 31 % des Français considèrent que les informations présentes sur les produits verts sont fondées. La communication de masse décrédibilise les messages « bio », « 100% naturels », utilisés à outrance.

 


Aujourd'hui les plus modestes consomment du BIO.

 

Le changement des comportements individuels ne doit pas être minimisé même s'il parait insuffisant au regard des enjeux environnementaux.


Les ménages ne peuvent pas agir seuls !


Les pouvoirs publics et les entreprises doivent s'impliquer également !

 

Sources : News - Credoc