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Alexandra Cousteau, petite-fille du Commandant Cousteau, est souavnt appelée "l'Ambassadrice des Océans". Alexndra Cousteau a fondé Blue Legacy : "HERITAGE BLEU" pour attirer l'attention sur la fragilité de nos ressources en eau et la vulnérabilité de nos océans. Dans la pure lignée de son grand-père, Alexandra est la digne descendante d'une famille qui a toujours sensibilisé le plus grand nombre aux enjeux des mers et océans.
Alexandra Cousteau fait partie de l'une des plus célèbre dynastie de l'environnement. Elle est petite-fille de la légende Jacques-Yves Cousteau, qui a commencé à lui apprendre à plonger à l'âge de sept ans, sa première expédition avec son père et sa mère Philippe et Jan sur l'île de Pâques au Chili alors qu'elle n'avait que 4 mois.
Alexandra : vous êtes tombée dans l'écologie depuis toute petite? N'est-ce pas ?
C’est vrai que l’écologie, je suis tombée dedans...
Comment avez-vous pris conscience du danger qui pèse sur la planète ? C'est votre grand-père, car vous êtes la troisième génération Cousteau à œuvrer pour l’environnement. Est-ce un devoir familial ?
Étant née dans cette famille-là, c’est quelque chose qui est venu naturellement. Poursuivre le travail de mon père et de mon grand-père est, pour moi, comme une sorte de marque d’amour. En ce sens, oui, c’est un héritage mais pas un devoir. J’ai choisi mon parcours et mon combat.
Vous luttez pour les mêmes choses que « le Commandant ». Rien n’a changé en 40 ans ?
Sur le fond, pas vraiment. Ce qui a changé, c’est la prise de conscience. À l’époque de mon grand-père, c’était le temps des explorations. Il partait à l’aventure faire découvrir aux gens des endroits magiques. En ce temps-là, on ne savait pas encore les dangers que l’activité humaine représentait pour la planète. Ce temps de l’exploration est révolu. Avec cette prise de conscience, est venu le temps de la protection. C’est mon combat, sensibiliser et communiquer sur les solutions pour que ces lieux magiques ne disparaissent pas.
Et quelles sont les solutions aujourd'hui à votre avis ?
D’abord, essayer de réduire son impact individuel sur l’environnement. Moi, dans ma vie quotidienne, j’essaie de manger bio, d’économiser l’eau, d’utiliser les transports en commun. Des choses simples, mais qui fonctionnent… Aujourd’hui, il y a les voitures hybrides, les appareils à économie d’énergie, des transports en commun de plus en plus performants… Et aussi, bien sûr, le développement du bio, des marchés paysans… ce genre de petites choses qui non seulement sont bonnes pour la planète mais aussi pour soi. Nos ressources naturelles sont nos vraies richesses. S’il s’avère que demain on ne peut plus utiliser l’eau, qu’il n’y a plus de pétrole… là, les prix vont exploser pour de bon. Je vais vous dire, il y a une chose qui m’étonne : la plupart des gens qui ont des enfants mettent de l’argent de côté pour qu’ils puissent faire des études et avoir un bon avenir. Pourquoi ne pas s’investir de la même façon pour la planète ? L’environnement qu’auront nos enfants, nous le préparons aujourd’hui !
Qu'imaginez-vous dans un futur proche?
Notre société va continuer à avancer et avec elle les innovations technologiques. L’écologie et la technologie ne sont pas en opposition. Au contraire. Elle peut sauver la planète. Je ne suis pas de ceux qui disent : « On arrête tout. On revient en arrière. » Ce n’est pas réaliste.
Bien sûr, il y a eu du mal de fait, on ne retrouvera plus la planète comme elle était il y a 50 ans mais on peut faire en sorte que ça n’empire pas.
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