Du papier recyclé avec du crottin d’éléphant |
| Écrit par Thomas |
| Lundi, 27 Août 2012 09:48 |
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Un petit frein à la déforestationDans le monde entier, l’industrie du papier consomme chaque année près de 4 milliards d’arbres et expulse dans l’atmosphère, selon Greenpeace, des tonnes de substances comme du chloroforme, dioxyde de souffre ou de l’organochloré. Le Moulin de Brousses s’est inspiré de certaines papeteries asiatiques qui réutilisent le crottin d’éléphant pour fabriquer du papier. Au Sri Lanka, chez EcoMaximus par exemple, on transforme les déjections d’éléphants depuis la fin des années 90 en introduisant des colorants dans les différents régimes alimentaires. Une part des bénéfices sur les ventes est reversée à la Société Mondiale pour la protection des éléphants malades ou âgés. Alors si une entreprise française peut trouver un moyen alternatif à la déforestation pour fabriquer des tonnes de papier, on ne peut qu’encourager les efforts poursuivis. D’un côté pour la protection des forêts, la sauvegarde des ressources en bois, et de l’autre pour l’attention réservée aux éléphants, espèces en voie de disparition. Les excréments d’éléphant facilement recyclablesC’est André Durand, le président du Moulin de Brousses, qui a lancé cette initiative car il a bien noté que l’éléphant ingurgitait beaucoup plus d’aliments que le cheval, le lion, ou autres animaux se trouvant dans la réserve de Sigean. D’autant plus que les pachydermes ne digèrent que Après avoir récupéré ces déjections, il faut les laver à l’eau chaude pour en extraire les bactéries et récupérer la cellulose blanchie grâce à l’évaporation. A ce stade, la pâte peut être colorée. Elle est trempée par la suite dans de l’eau pour facilement étaler les fibres de cellulose sur des fins tamis. Une fois sec, le papier est prêt à être utilisé. Ce procédé paraît simple à mettre en œuvre mais les matières premières sont rares ! On ne trouve pas un éléphant à chaque coin de rue. Il n’y aura jamais assez de crottin pour satisfaire tous les besoins de la demande en papier mais André Durand le précise : « Moi je vends du temps, pas du papier au kilo ». Alors, vous voyez qu’il y a encore de bonnes raisons d’aimer le crottin !Sources : Maison des Himalayas, Terra Eco, No Puedo Creer |

Avez-vous déjà entendu parler la célèbre expression « l’argent n’a pas d’odeur » ? Le Moulin de Brousses, lui, la connaît bien ! Cette papeterie située dans l’Aude utilise une matière originale pour fabriquer du papier : des excréments de pachydermes qu'elle trouve dans la réserve africaine voisine de Sigean !
40% de ce qu’ils ingèrent. « Chez les herbivores non ruminants, les sucs gastriques n’ont pas la capacité de digérer la cellulose, qu’ils rejettent », souligne André Durand. Leur difficulté à mâcher permet de nettoyer plus facilement les excréments qu’ils rejettent en grande quantité.