Des papillons en pleine mutation retrouvés au Japon |
| Écrit par Thomas |
| Mardi, 14 Août 2012 15:33 |
|
Des papillons aux ailes plus petites, aux yeux plus gonflésL’exposition à la matière radioactive libérée dans l’air après l’accident de la centrale de Fukushima pourrait avoir causé des « malformations importantes » pour certains papillons du Japon, selon une étude menée par la revue scientifique « Scientific Reports ». Il y a effectivement eu une augmentation des mutations dans les gènes qui contiennent des informations pour le développement des pattes, des antennes et de la forme des ailes. Une équipe de chercheurs a récupéré 144 adultes du papillon « Zizeeria maha » dans dix différents endroits du Japon dont la zone de Fukushima, deux mois après l’accident nucléaire de la centrale nucléaire.
Les chercheurs ont trouvé que les zones aux radiations plus importantes abritaient des papillons aux ailes beaucoup plus petites et aux yeux anormalement développés. Les mutations se prolifèrent !A 1 750 km de l’accident, l’équipe du professeur Otaki a commencé à élever des papillons dans son laboratoire. Pendant la croissance de ces insectes, les chercheurs ont commencé à relever une série d’anomalies qu’ils n’avaient pas notées sur l’ancienne génération. Ils ont détecté des malformations sur les antennes de ces insectes, organes qu’ils utilisent pour explorer leur environnement et chercher leurs partenaires. 6 mois plus tard, ils ont capturé de nouveaux papillons adultes et ont trouvé que ceux qui venaient de la région de Fukushima avaient un taux de mutation deux fois plus important que ceux qu’ils avaient capturé quelques temps après l’accident. L’effet observé ne s’est pour le moment avéré que sur les papillons et sur aucune autre espèce animale. Que pensez-vous de cette évolution ?Sources : La Nación, France TV Info Créez chez vous une chambre d'enfant écolo ! |

Au Japon, des scientifiques ont trouvé des papillons en pleine mutation à cause des retombées radioactives dues à la catastrophe nucléaire de Fukushima en 2011. L’espèce « Zizeeria maha » a été fortement touchée, l’accident a endommagé leurs gènes.
« On a toujours cru que les insectes étaient très résistants aux radiations », assure le chercheur principal, Joji Otaki, de l’Université de Ryukyu de Okinawa. « Dans ce sens, les résultats étaient inespérés », a-t-il rajouté.