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BP nie l'entière responsabilité en évoquant des "défaillances"

Écrit par Roxane Grioche   
Vendredi, 10 Septembre 2010 08:15

logoBPnoirBP reconnait ses erreurs .. mais pas en totalité . La compagnie pétrolière, responsable de la plus grande marée noire américaine, tente de se dédouaner au profit de ses prestataires. Entre partage des responsabilités , sous-traitants,  colère de l'opinion l'heure est au profil bas. Elements du rapport publié 

Le rapport de BP, un document de 192 pages, souligne plusieurs erreurs et évoque "une série de défaillances impliquant des parties différentes", pointant du doigt deux autres compagnies, Transocean, propriétaire suisse de la plateforme, et Halliburton, l'entreprise américaine chargée de couler le béton périphérique. "En termes simples : nous croyons que le coulage du ciment a été mal réalisé" a déclaré dans un communiqué Tony Hayward, le patron de BP.

Selon la compagnie britannique, la catastrophe économique et écologique, qui a coûté la vie à onze personne, a été engendrée par "une série complexe et imbriquée de défaillances mécaniques, d'erreurs de jugement, de conception d'ingénierie, de mise en oeuvre opérationnelle et de coopération entre équipes".

Un "partage des responsabilités"

BP reste fidèle à sa stratégie : réduire au maximum le coût des indemnités et des amendes. L'explosion de la plate-forme Deepwater Horizon, le 20 avril, qui a fait 11 morts et conduit à la fuite de 5 millions de barils de brut,
BP, en évoquant des "décisions prises par plusieurs compagnies et équipes de travail", entend faire porter une partie du blâme sur le suisse Transocean, propriétaire de la plate-forme, et sur la société américaine de services pétroliers Halliburton, chargée de cimenter le puits. La seule négligence qu'il reconnaît est d'avoir validé "de manière incorrecte" les tests de pression sur le puits Macondo.

Selon BP, Transocean a échoué "à reconnaître et à réagir à la remontée d'hydrocarbures dans le puits" pendant quarante minutes. Le flux s'échappant du puits a été dirigé vers un séparateur au lieu d'être rejeté à l'extérieur de la plate-forme, ce qui aurait peut-être permis de limiter les conséquences de l'accident. Le bloc obturateur de puits (BOP), dont les commandes ont sans doute été désactivées par l'explosion, aurait dû tout de même "s'activer automatiquement pour sceller le puits".

Le rapport, sans valeur juridique, constitue une solide ligne de défense légale face aux enquêtes officielles en cours aux Etats-Unis, en particulier celles du ministère de la justice et des autorités de réglementation boursière. Cette initiative s'inscrit aussi dans l'opération de relations publiques lancée pour redorer l'image ternie de la multinationale : BP a dépensé 73 millions d'euros en publicité depuis avril.

 

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