Plus de 200 éléphants tués au Cameroun pour l’ivoire |
| Écrit par Tiphaine |
| Mardi, 21 Février 2012 14:15 |
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Depuis le début du mois de janvier, les éléphants vivants dans la réserve naturelle du Parc National de Bouba Ndjida (au Cameroun) sont la proie des braconniers. On compte plus de 200 animaux victimes de massacre. Les braconniers tuent en fait ces éléphants dans le but de voler leurs défenses en ivoire. Des braconniers professionnelsL’augmentation de la demande d’ivoire, utilisé notamment dans les bijoux et ornements, encourage ce réseau de braconniers originaires du Tchad ou du Soudan à continuer ce massacre. De plus, ils s’avèrent être équipés avec des armes modernes, et leur but n’est nul autre que celui de faire du profit rapidement. D’après Céline Sissler-Bienvenu, Directrice du Fonds International pour la Protection des Animaux France et Afrique francophone : « l’ivoire est exporté illégalement hors d’Afrique centrale et d’Afrique de l’Ouest pour alimenter les marchés en Asie et en Europe. L’argent récolté finance ensuite l’achat d’armes qui serviront dans des conflits régionaux, tels que ceux du Darfour, au Soudan et en Centrafrique. » 6 soldats Tchadiens ont aussi été tués alors qu’ils essayaient d’intercepter ces chasseurs, les braconniers en seraient les responsables. L’ivoire et la viande
Les animaux abattus ont eu leurs défenses prélevées, et les carcasses abandonnées profitent ensuite aux populations riveraines qui les consomment. Des morceaux de viande d’éléphant sont donc vendus sur les routes départementales proches de la zone. Les éléphants causent des préjudices énormes sur les récoltes des paysans, beaucoup de locaux voient donc d’un œil plutôt favorable le « travail » des braconniers. Pour venir à bout de ce massacre, une force spéciale a été déployée dans la région. Le gouverneur du nord du Cameroun, Gambo Haman, craint cependant que ce dispositif ne soit pas suffisant. Céline Sissler-Bienvenu pense quant à elle que la seule façon de mettre fin à ce triste carnage consiste à anéantir la demande en ivoire, surtout en Asie. Et en même temps, il faut s’assurer que les personnes responsables de la protection de la faune sauvage possèdent les compétences fondamentales pour mettre fin aux bandes de braconniers professionnels.
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De nouvelles carcasses d’animaux torturés sont retrouvées chaque jour, il est donc difficile de comptabiliser exactement le nombre d’animaux morts à ce jour. Toutes les zones du parc n’ont pas encore été inspectées, le bilan n’est pas définitif et pourrait être encore plus grave. Ces braconniers n’épargnent personne, même pas les petites défenses des éléphanteaux. Ces jeunes échappent aux tortures, mais comme ils deviennent