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Le quotidien grec Eleftherotypia a annoncé dimanche dernier que la Grèce pourrait vendre aux enchères des quotas européens de CO2 (EUA) sous le contrôle de la Bourse d’Athènes. Etant donnée sa situation financière catastrophique, avec une dette publique colossale de 330 milliards d’euros, soit 142,8% de son PIB, l’objectif serait de combler cet énorme déficit.
Toujours selon le journal publié à Athènes, ces actions pourraient apporter jusqu’à 170 millions d’euros (soit 244 millions de $) à la Grèce.
Une première vente aux enchères serait lancée mardi, mettant en jeu un million de quotas. D’après la Bourse d’Athènes, d’autres ventes la suivraient tous les derniers mercredi du mois, sauf durant les mois d’août et de décembre.
Une EUA autorise le propriétaire d’une usine installée sur le territoire de l’Union Européenne, à émettre durant une certaine période une tonne de CO2 dans l’atmosphère, ou son équivalent.
La Bourse d’Athènes, aidée du ministère grec de l’environnement, est chargée de superviser les ventes d’EUA. Elle avait déjà déclaré que les prévisions s’élevaient à 10 millions d’EUA vendues pour 2011.
Ainsi, les entreprises qui, grâce à des équipements plus performants sur le plan énergétique par exemple, émettent moins de CO2 que les quotas autorisés, peuvent revendre ce surplus à d’autres entreprises. Ce système européen d'échange d'émissions concerne plus de 12.000 usines et stations thermiques.
Il semble que la Grèce soit bien loin de ses projets en faveur de l’écologie. En effet, en octobre 2010, le Premier ministre chinois Wen Jiabao proposait une collaboration entre la Grèce et son pays pour lancer «un centre de recherche pour économiser de l'énergie et réduire les émissions de gaz à effet de serre» dans la marine marchande…
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