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Le thon rouge ne quitte plus l'actu!

Écrit par Fanny Monstier   
Mercredi, 17 Novembre 2010 15:30
La pêche du thon rouge en questionAujourd'hui se réunissent les 48 membres de la Commission internationale pour la conservation des thonidés dans l'Atlantique (CICTA, ICCAT en anglais): l'instance de régulation de la pêche.
Cette réunion est particulièrement importante car il va être question particulièrement de fixer les quotas de pêche du thon rouge, question très médiatisée et qui provoque beaucoup de controverses.

L'espèce du thon rouge, de son nom scientifique le thunnus thynnus, est victime de surpêche causant une baisse de 85% de sa population dans l'Atlantique et la Méditerranée depuis les années 1970.
Car si les quotas sont officiellement limités, le dépassement est courant, la France a ainsi admis en 2007 avoir pêché 10 000 tonnes de thon alors que les quotas étaient moitié moins élevés cette année là.
Le Japon consomme à lui seul 80% de cette pêche! Malte, la France, l'Italie et l'Espagne sont les principaux Etats concernés par la pêche au thon rouge.

Une équipe de journalistes de l'« International Consortium of Investigative Journalists » (ICIJ) qui a passé 8 mois à enquêter sur le sujet,a rendu un rapport alarmant sur les conditions de pêche du thon rouge la semaine dernière.
Ils montrent notamment que les captures illégales et le maquillage des chiffres du nombre de captures par les pays pêcheurs mènent à une disparition totale de l'espèce, prévue d'ici 2050

Plusieurs acteurs s'affrontent sur le sujet: le commerce pèse tout de même 4 milliards de dollars...
Les pays pêcheurs, dont la France, voudraient maintenir les quotas de 2010, alors que plusieurs associations écologiques réclament l'arrêt pur et simple de la pêche.

Le Comité national français des pêches appelle également à sauver "l'espèce du pêcheur Français", et affirme que le maintien du quota de 2010 permettra la reconstitution du stock de thon rouge d'ici 2022 avec une probabilité de chances de réussite de 60%.

Pour les ONG et associations défendant la diversité, c'est trop peu. Quatre ONG (Greenpace, WWF, Pew et Oceana) ont lancé hier un appel commun à la CICTA pour qu'elle se prononce en faveur de la suspension de la pêche industrielle.
Elles ont également rappelé que la communauté internationale s'était engagée, il y a à peine trois semaines lors de la conférence de Nagoya, à une gestion responsable et durable des pêches.

La réunion continuera jusqu'au 27 novembre. La bataille s'annonce difficile.
 

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