L'étiquette carbone bientôt testée

Écrit par Fanny Monstier   
Jeudi, 10 Février 2011 15:47

Le logo de l'opération Affichage environnemental. Source : MEDDTLLe ministère avait lancé le 3 novembre dernier un appel à candidatures pour une phase de test de l’affichage environnemental. 230 candidats se sont portés volontaires, pour un test qui commencera le 1er juillet 2011. C’est un chantier énorme pour les industriels, qui préfèrent s’entraîner à l’exercice avant que la loi ne les oblige à le faire.



Beaucoup de candidats se sont présentés, issus pour la plupart de l’industrie agro-alimentaire, mais aussi du textile, de l’ameublement, de la construction, de l’imprimerie…Le ministère sélectionnera parmi ces entreprises celles qui sauront le mieux se plier aux conditions du projet.

 

Le ministère attend des candidats retenus :

* que leur communication concerne à la fois le produit et l'emballage ;
* que leur communication soit "multi-critères ", c'est-à-dire qu'elle ne se limite pas simplement à l'affichage de l'empreinte carbone des produits (relative aux émissions de gaz à effets de serre). Devront être précisés, entre autres, l'impact sur les ressources naturelles (eau, biodiversité, air, énergie...).
Exemple d'une étiquette carbone
Mis en chantier lors du Grenelle 2 de l’environnement, cet étiquetage devait être obligatoire au 1er janvier 2011. Il ne sera finalement que testé pour le moment : les entreprises sélectionnées devront communiquer sur tous ces éléments du 1er juillet 2011 au 30 juin 2012, par le moyen de leur choix (sur le produit, par affichage, sur leur site Web,…) même s’ils ne figureront pas forcément tous sur les étiquettes définitives et rendre un bilan de leur expérience au ministère.

L’évaluation du poids carbone des produits devra être effectuée grâce à des analyses de cycle de vie (ACV) organisées par des cabinets spécialisés indépendants. Ces cabinets retracent tous les impacts du produit, de sa conception au moment où il est jeté ou recyclé.
Malgré tout, ce dispositif est critiqué : «Les bases de données disponibles sont insuffisantes» et «certaines informations liées au transport et à la fabrication sont difficiles à obtenir notamment lorsque le produit est conçu à l'étranger», selon l'Ania (Association Nationale des Industries Alimentaires)

 

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