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Grenelle de la Mer : suite et fin

Écrit par Roxane Grioche   
Lundi, 20 Juillet 2009 17:20

Les associations écologistes sont satisfaites mais restent en alerte, de réelles avancées en matière de développement des énergies marines et la création d’une filière française de démantèlement des navires en fin de vie sont engagées.


Grenelle de la merLancé en avril, ce forum réunit les représentants de chacun des cinq collèges associés au Grenelle -Etat, patronat, syndicats, collectivités locales et ONG "vertes"telles que le WWF, Greenpeace, la fondation Nicolas Hulot, Robin des Bois ou le comité français de l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) qui ont fait part de leur satisfaction devant la mise en place d’une nouvelle politique maritime intégrée pour la France.


Les acteurs de ce Grenelle marin se sont mis d’accord sur la nécessité de développer les énergies marines. Un "plan énergie bleue" va être lancé, financé par l’Ademe, l’objectif étant d’arriver à produire au moins 6000 MW avant 2020 en utilisant la houle, les marées, les courants, les différences de température entre la surface et le fond, a annoncé M. Borloo. Des démonstrateurs vont aller prouver dans les départements d’Outre-mer la faisabilité de ces productions par hydroliennes, éoliennes flottantes, houlomotrices.


Le ministre a, par ailleurs, annoncé la création d’une filière française de démantèlement et de déconstruction des navires civils ou militaires en fin de vie. Un "Monsieur" ou une "Madame démantèlement" sera désigné(e) pendant l’été. "Il faudra bâtir un programme et désigner les lieux", a précisé Jean-Louis Borloo, évoquant des perspectives de création d’emplois car "il y a des milliers de bateaux à démanteler". La mise en place d’une telle filière correspondait à une exigence très forte des ONG et des syndicats.


Concernant la pêche, sujet de tensions entre pêcheurs et écologistes, les participants se sont accordés pour proposer le classement du thon rouge et du requin taupe parmi les espèces protégées de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES). Ce classement permettrait d’encadrer de façon stricte la pêche de ces espèces, dont le stock est menacé d’effondrement.


Une mission d’étude va par ailleurs être confiée à Louis Le Pensec, ancien ministre de la mer, concernant la pêche au chalutage des espèces en eau profonde, une technique qui dilapide la diversité de la vie sous marine, selon les défenseurs de l’environnement.


Enfin, un accord a également été dégagé concernant le développement des aires marines protégées qui devront représenter 20% des zones économiques exclusives (200 milles au delà des côtes) d’ici 2020.

 

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