La marée noire étouffée au NIGERIA |
| Écrit par Roxane Grioche |
| Lundi, 09 Août 2010 14:36 |
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La marée noire du golfe du Mexique représente une actualité sur médiatisée face à se qui se passe chaque jour dans les champs pétrolifères du Nigeria et ailleurs en Afrique dont personne ne parle! Voilà cinquante ans que ça dure ! Il est impossible de mesurer la quantité de pétrole répandu dans le delta du Niger chaque année, car les pétroliers et le gouvernement veillent à ne pas divulguer l’information.
Le Delta du Niger est deveneu la capitale mondiale de la pollution pétrolière. L’espérance de vie dans ses communautés rurales, dont la moitié n’a pas accès à l’eau potable, est tombée à 40 ans à peine depuis deux générations. La population locale maudit le pétrole qui pollue ses terres et trouve incroyable les efforts déployés par BP et les autorités américaines pour colmater la brèche dans le golfe du Mexique et protéger le littoral de la Louisiane contre la pollution. “Si la même mésaventure était survenue au Nigeria, ni le gouvernement ni le pétrolier ne s’en seraient beaucoup préoccupés..." Si l’on en croit deux grandes enquêtes indépendantes réalisées ces 4 dernières années, il se déverse autant de pétrole par an dans la mer, dans les marais et sur terre que ce qui a fui jusqu’à présent dans le golfe du Mexique… Selon un rapport publié en 2006 par le World Wide Fund for Nature (WWF) Royaume-Uni, l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN) et la Nigerian Conservation Foundation (NCF), jusqu’à 1,5 million de tonnes de brut – soit cinquante fois la marée noire provoquée par le pétrolier Exxon Valdez en Alaska – se sont déversées dans le delta durant le demi-siècle écoulé. En 2009, Amnesty International a calculé que ces fuites ont représenté l’équivalent d’au moins 9 millions de barils. L’organisation accuse les géants de l’industrie de violer les droits de l’homme. Source The Guardian |

Parmi les centaines d’oléoducs vieux de quarante ans et rongés par la rouille qui ont envahi le delta du Niger, il y en a un qui a déversé du brut pendant des mois . Forêts et terres agricoles ont alors été recouvertes d’une couche brillante de liquide huileux. Les puits d’eau potable ont été pollués.