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C'est le printemps du BIO, et la viande bio dans tout ça ?!

Écrit par Joséphine Marchandise   
Mardi, 01 Juin 2010 14:07

Le Printemps BIO se déroule pendant quinze jours, des actions de sensibilisation et d’information sont organisées dans toute la France. C’est l’occasion pour limiter la production de gaz à effet de serre en privilégiant l'élevage biologique pour la viande par exemple, qui est responsable de 18% des émissions de gaz à effet de serre. Manger de la viande bio, diminue réellement les émissions de gaz à effet de serre ?

bio_viandeL'agriculture biologique représente 2,6% des exploitations agricoles en France. En 1999, les aides à la conversion des exploitations agricoles traditionnelles en bio ont donné une impulsion à la production de viande mais les Français commençaient juste à s'y intéresser.
Aujourd'hui, les consommateurs sont habitués à acheter bio et nous sommes sur la vague de la conversion en bio. La machine est enclenchée: les ingrédients sont tous là pour que cela prenne de l'essor (les producteurs, les transformateurs, les distributeurs et les consommateurs). Ceci a été favorisé, entre autres, par les mesures du Grenelle de l‘environnement.

 

Les pratiques de l'agriculture biologique respectent l'environnement, mais ce ne sont pas les seules. Le bio pousse les autres systèmes de production vers le haut. Même si ce n'est pas parfait, c'est tout de même un exemple de système abouti. Au-delà du produit, il y a une approche sociale, économique et environnementale.


De plus, cette agriculture va vers l'avant et est autonome. Les éleveurs biologiques se sont affranchis des intrants. Ils n'exploitent pas la terre ou les animaux, mais travaillent avec, c'est pour cela qu'ils préfèrent s'appeler paysans, éleveurs, agriculteurs, plutôt qu'"exploitants".
En outre, les relations avec les consommateurs sont plus développées: les éleveurs bio s'investissent et souhaitent connaître le suivi des animaux. Ce ne sont pas seulement de la viande qu'ils produisent, ils transmettent des valeurs. Il y a une notion de plaisir associé à cette agriculture.

 

Le label A.B a-t-il un niveau d’exigence suffisant ? La réglementation de base est de qualité. Actuellement, les volumes sont encore trop faibles pour que cela soit faisable. C'est le développement des volumes qui permettra d'augmenter les exigences du label bio.

 

Entretien de l’Express avec Jean François Deglorie, animateur technique de la commission bio d'interbev (association nationale interprofessionnel du bétail et des viandes).

 

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