40 jours de marée noire : la fuite persiste

Écrit par Joséphine Marchandise   
Lundi, 31 Mai 2010 17:08

La technique Top Kill a échoué ce weekend, alors que BP avait laissé espérer qu’elle arrêterait la fuite de brut. De nouvelles alternatives sont prévues. Malgré l’impuissance et les contestations qui persistent.

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L’opération Top Kill considéré par un expert comme « une opération aussi difficile que sur la lune »a été un échec de plus pour la compagnie pétrolière. "Après trois jours entiers de tentative, nous avons été dans l'incapacité de contenir la fuite", a reconnu l'officier directeur d'exploitation de BP, Doug Suttles, lors d'un point de presse. D’ici là BP va tenter de récupérer autant de pétrole que possible en siphonnant le liquide jusqu’à un bateau mouillé en surface. La procédure va certainement entraîner une augmentation de 20 % de l'écoulement du pétrole pendant plusieurs jours.

 

L'amiral Mary Landry, chef des garde-côtes, a estimé que la seule solution offrant un succès certain était de creuser un puits de secours pour rejoindre la fuite et la colmater bien en-dessous du plancher océanique. Une opération en ce sens a commencé mais le puits de secours ne sera achevé que fin juillet ou début août, a reconnu BP.

Quatre initiatives sont mises en avant dont tous les espoirs portent sur un nouveau dispositif comprenant un couvercle de confinement mais pas avant 4 à 5 jours…

 

Barack Obama – plein « de rage » et le « cœur brisé » en apprenant cet échec a averti que cette nouvelle méthode n’était pas sans risque et n’avait pas été expérimentée auparavant.  Touché par la marée noire lors de son déplacement, il a annoncé à cette occasion le "triplement des effectifs" déployés dans les régions côtières touchées. Les produits chimiques utilisés pour disperser la marée noire commencent à avoir des effets nocifs sur la santé des sauveteurs et les populations côtières a affirmé le ministère de la Santé.

 

De nouvelles craintes s’ajoutent à cette catastrophe environnementale, la saison des ouragans qui démarre début juin dans le golfe du Mexique. Les météorologues craignent qu’un ouragan transforme les litres de pétrole et l’eau de la mer en une désastreuse  « tempête noire »...

 

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