BP n’a pas écouté les alertes |
| Écrit par Joséphine Marchandise |
| Mercredi, 26 Mai 2010 11:34 |
BP a ignoré trois signes majeurs, accumulé des erreurs et affirmait le contraire dans ses déclarations. Le groupe pétrolier est "confronté à un sérieux problème d'image", a reconnu lundi 24 mai le directeur général de Tony Hayward. Explications.
Le premier avertissement est arrivé 51 minutes avant l'explosion. Dix minutes plus tard, un autre signal s'est déclenché. Bien qu'il ait été fermé pour effectuer un test, "le puits a continué à s'écouler et la pression dans le conduit de forage a augmenté de façon inattendue". Le dernier avertissement est intervenu 18 minutes avant l'accident, ont expliqué les parlementaires. A ce moment-là "une pression anormale" a notamment été observée et a conduit à la fermeture de la pompe. "la quantité de liquides sortant du puits est devenue plus importante que celle pompée à l'intérieur du puits". L'explosion qui a secoué la plateforme a fait 11 morts le 22 avril et l'installation a sombré.
La compagnie pétrolière BP annonce le 20 mai, pomper 5000 barils par jour de brut grâce à un tube mis en place. 4 jours après, BP a avoué n’avoir récupéré qu’ente 1360 et 3000 par jour entre le 17 et le 23 mai.
BP informe par un communiqué le 18 mai, que la marée noire aura un impact « très modeste » sur l’environnement de part sa fuite « minuscule » par rapport à la grandeur de l’océan. On remarque que depuis un certain temps, des plages et marais sont souillés par le pétrole. « je suis anéanti, littéralement dégouté » affirmait lundi, Tony Hayward pendant un déplacement lundi en Louisiane. L’écosystème des marécages de Louisiane est un lieu de reproduction pour les poissons, crabes et crevettes qui représentent 2,4 milliards de dollars par an pour l'industrie de la pêche et du tourisme.
De plus, le groupe pétrolier Britannique, dans un rapport en février 2009, se montrait capable de maîtriser une fuite possible sur la plateforme. Après plusieurs tentatives et solutions imaginées par le groupe pétrolier, aucune solution définitive n’a été mise en place, malgré quelques solutions proposées par les internautes. Cependant, une opération consistant à injecter du ciment dans le puits devrait être mise en place, mais avec 60% de chance de réussir.
Vers la pire marée noire de l’histoire des États-Unis ? Le groupe pétrolier britannique BP s'est engagé à consacrer jusqu'à 500 millions de dollars à un programme de recherche visant à étudier les impacts de la marée noire sur l'environnement. A suivre… |

La plate-forme détruite appartenait à Transocean, qui forait pour le compte de BP, propriétaire du puits. Les données de BP selon la note, font de nombreux problèmes avec le matériel. Cinq heures avant l'explosion de la plateforme, une fuite a été observée sur la conduite montant du puits. Ceci suggère une défaillance du bloc obturateur de puits, une valve de sécurité sensée réguler la pression.