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Écrit par Joséphine Marchandise
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Mercredi, 05 Mai 2010 10:50 |
La loi Grenelle 2 tente d’avancer malgré un climat d’écolo-scepticisme et des intérêts économiques qui prennent le dessus dans l’élaboration du texte. La colère est au maximum pour les défenseurs de l’énergie éolienne qui protestent contre les amendements du projet de loi.
Le ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, est intervenu hier à l’assemblée afin de présenter l’arsenal juridique mis en place pour accompagner les différentes mesures. Il a déclaré mardi à la matinale de France Inter que « le Grenelle, c’était mon rêve et je le maintiens ». Pour une partie de la majorité, peu importe le contenu final du Grenelle II, nombre de dispositions ne pourront être appliquées en raison de leur coût pour les collectivités locales. Malgrè le nombre de concertations et un « écolo-scepticisme » qui gagne du terrain dans les rangs de la majorité, le minsitre de l'Ecologie reste déterminé. Jean-Louis Borloo affirme qu’« Il y aura un avant et un après Grenelle, qu’on le veuille ou non, qu’on l’accepte ou non, qu’on le souhaite ou non ». Ségolène Royal a dénoncé mardi « le grave recul » que représente le Grenelle 2 de l’environnement examiné cette semaine. Elle appelle le président Nicolas Sarkozy à « tenir ses promesses » en matière de croissance verte.
Hier matin, ils étaient des milliers de professionnels des énergies renouvelables, à défiler dans les rues de Paris contre le projet de loi Grenelle 2 qui fait le deuil de l’ambition écologique française. Peu après, un amendement contesté par l'ensemble des acteurs était retiré du projet de loi avant son examen, une première victoire avant même l’ouverture des débats . Le nouveau texte sera voté formellement aujourd'hui en commission et devrait être confirmé jeudi dans l'hémicycle.
Joséphine Marchandise
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