En 2010, la Semaine du développement durable valorise les changements de comportements observés depuis le Grenelle Environnement.
L’objectif est d’inciter chacun à penser le développement durable dans toutes les situations de sa vie quotidienne et à modifier ses comportements de façon pérenne et plus approfondie.
Chaque démarche durable est bonne à prendre , en tout cas on profite de cette semaine pour les découvrir et les connaître! Energie, Habitat, transport, consommation ou bidiversité, chaque domaine est passé au crible pour adapter ses comportements, alors toutes les métropoles de France se mobilisent pour sensibiliser les citoyens aux enjeux du développement durable. Que se soit le rammasage des déchets ponctuellement,la création de vergers pédagogiques dans les écoles, ou le recyclage des livres,le thème sera décliné sous toutes ses applications.
La notion de developpement durable : C'est quoi ? Le développement durable n'est pas synonyme d'environnement ou d'écologie, ou encore synonyme de protection de la faune et de la flore.
Le développement durable définit dans le Rapport Brundtland de 1987 date à laquelle le concept a été réellement défini, par Brundtland c'est le nom de GRO BRUNDTLAND- Une femme suédoise, ministre de l'environnement, qui a crée et présidé la commission mondiale sur l'Environnement et le développement à l'ONU, c'est elle qui a officialisé le concept de développement durable d'un manière plus politique. On entend enfin le développement durable par "le développement qui répond aux besoins des générations actuelles sans compromettre ceux des générations future, s'appuyant sur 3 piliers fondamentaux : Economique, Social et écologique à quoi il faut ajouter la dimension culurelle.
Le modèle du développement durable repose donc sur ces 3 piliers représentés ci-dessous par trois cercles harmonieusement enlacés comme les anneaux olympiques. Ils symbolisent un modèle d'équilibre entre le social, l'économie et l'écologie avec au centre ce dénominateur commun crée par l'équilibre des 3 : le développement durable.
« Tous les Fra nçais peuvent agir »
Des exemples ? Privilégier le covoiturage ou les transports en commun, circuler à pied ou à vélo, limiter les dépenses d’énergies dans son habitation, consommer des aliments produits localement et issus d’une agriculture respectueuse pour la planète, trier ses déchets… Voilà des dizaines de petits gestes responsables qui peuvent changer la donne.
« Tous les jours, tous les Français peuvent agir, dans tous les domaines », confirme Valérie Létard. Il suffit d’être sensible à son empreinte écologique, de veiller à ne pas gaspiller l’eau du robinet, d’être attentif à l’utilisation des transports propres ou de réduire ses émissions de carbone. Car changer de comportement, cela signifie consommer sur un autre modèle que celui du « toujours plus » qui dominait jusqu’à présent. Et qui n’est plus praticable, compte tenu de l’épuisement des ressources de la planète face aux achats frénétiques jamais satisfaits. En effet, le changement de nos habitudes est non seulement possible, mais il est aussi devenu une nécessité écologique. Alors adopter de nouveaux modes de consommation aura des effets bénéfiques pour chaque porte-monnaie en plus de l'environnement!
En matière de consommation durable, les Français veulent des preuves, du concret et de la proximité !Résultats de l'étude Ethicity 2010, à l’occasion de la Semaine du Développement Durable,
Ethicity, cabinet de conseil en développement & marketing durable présente les résultats de l’étude annuelle « Les Français et la consommation durable », menée depuis 2004 afin de définir leurs attentes en matière de consommation durable. Lire la suite...
arbre-ethicityEthicity est une société indépendante créée en 2001, et spécialisée dans le conseil en stratégie de développement durable. Elle réalise chaque année plusieurs études et analyses qui sont des outils d'incitation et d'aide à la décision en matière de responsabilité sociale et environnementale d'entreprise. L'étude 2010 s'est réalisée vec l’intervention de Chantal Jouanno, Secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie.
Le principal résultat qui se démarque de cette étude 2010 : c'est d'une part aboutir à une consommation plus réfléchie qui se dessine mais qui doit aussi répondre à une envie de liberté et de plaisir et d’une plus grande solidarité, et d'autre part en matière de consommation durable, les Français veulent des preuves, du concret et de la proximité !
S’ils expriment à nouveau leur volonté de changement, ils souhaitent une information plus claire. Dans un contexte de crise économique, leur méfiance quant à la capacité des acteurs (entreprises, politiques, etc.) à agir sur des enjeux qui les dépassent (réchauffement climatique) s’exprime à travers un sentiment d’impuissance. Malgré tout, 20% des Français sont toujours mobilisés en matière de consom’action, un chiffre stable depuis 2004.
Une volonté de changement et des comportements qui évoluent.
Malgré un certain pessimisme lié à un contexte de crise économique, les Français croient toujours à une consommation plus responsable:
- ¾ des Français (-6 points vs 2009) considèrent toujours le développement durable comme une nécessité, - 60% (-9 points vs 2009) déclarent avoir changé leur comportement en faveur du développement durable en 2009, - ils sont 47% à déclarer avoir opté pour une consommation plus éthique en 2009, en remplaçant certains produits par des produits durables ou en privilégiant tout simplement ces derniers, - même s'ils représentent encore une minorité, de plus en plus de Français se déclarent prêts à développer de nouveaux modes d’échanges, comme louer, acheter et utiliser certains biens à plusieurs. Par exemple, 36% (+4 points vs 2009) disent être en mesure d’acheter et d’utiliser à plusieurs des outils de bricolages et de jardinage.
Des preuves, du concret et de la proximité ! Les Français affichent leur méfiance envers le discours développement durable:
- 54% d’entre eux déclarent être méfiants sur le discours des marques et des entreprises en matière de développement durable, - 53% des Français pensent qu’il y a trop de messages publicitaires sur la consommation durable, - 43% d’entre eux vont jusqu’à ne plus supporter les messages des marques sur l’environnement, un constat particulièrement marqué chez les seniors, - 65% estiment qu’il y a trop de labels pour les produits durables ; cette profusion d’information tend à créer de la confusion, - 62% disent ne pas pouvoir juger de la meilleure qualité des produits durables.
Les Français veulent une information plus claire :
Des preuves de qualité : toujours considérés comme « plus chers » par 83% des Français, les produits de la consommation responsable ne sont pas estimés de meilleure qualité pour autant : seuls 27% considèrent que ces produits sont de meilleure qualité que les produits classiques. 45% déclarent qu’ils achèteraient davantage de produits durables s’ils avaient des preuves concrètes que ces produits sont de meilleure qualité.
De la transparence sur l’engagement social et environnemental des entreprises qui fabriquent ces produits pour 51% de nos concitoyens ; ¾ des personnes interrogées pensent que les entreprises ne leur donnent pas assez d’information sur les conditions de fabrication de leurs produits.
De la traçabilité : 53% déclarent vouloir des informations sur l’origine des matières premières sur les étiquettes des produits qu’ils achètent, 45% sur le lieu de fabrication et 48% sur leurs impacts en matière de biodiversité qui semble les toucher davantage que les enjeux de réchauffement climatique. En effet, 52% estiment que nos modes de vie et de consommation peuvent porter atteinte à la biodiversité et 30% déclarent être prêts à renoncer à certaines habitudes de consommation pour des raisons de préservation de la biodiversité.
Du local : Pour 26% des Français, un produit permettant de consommer de manière responsable doit être « fabriqué localement afin de favoriser le développement de l’emploi au niveau local ». Le local est identifié comme garant d’une éthique sous son aspect social (maintien des emplois en France) .
Sceptiques face à la communication du « tout durable », les Français expriment un besoin d’informations concrètes, montrent du pragmatisme et évoluent dans leurs comportements. Ces observations s’articulent autour d’une attente d’exemplarité et des exigences accrues vis-à-vis des acteurs, des preuves de qualité des produits et un recentrage toujours plus fort vers l’individu : santé, coût, environnement local.
En conclusion : une consommation plus réfléchie se dessine mais qui doit aussi répondre à une envie de liberté et de plaisir et d’une plus grande solidarité.
Source Ethicity
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