La Cites, Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction, a commencé ce week-end à Doha au Qatar.
Jusqu’au 25 mars, les 175 Etats membres de la convention étudieront quarante-deux propositions d’inscription de nouvelles espèces au classement des animaux et végétaux menacés d’extinction (annexe I de la Cites). Les espèces répertoriées dans cette annexe sont les plus menacées, et la Cites interdit complètement leur commerce.
Autre possibilité, l’inscription de ces espèces à l’annexe II de la Cites. Celle-ci regroupe les espèces, qui, bien que n’étant pas nécessairement menacées actuellement d’extinction, pourraient le devenir si leur commerce n’est pas régulé.
Les Etats membres statueront notamment sur l’avenir de thon rouge, au cœur de la polémique ces derniers temps. Monaco a réclamé il y a quelques temps son inscription à l’annexe I. L’adoption de toute décision passe par la majorité des deux-tiers.
Le Japon, très grand consommateur de thon rouge est totalement contre son inscription à l’annexe I. Il a donc débuté sa campagne d’opposition et tente de rallier la Chine ainsi que d’autres pays africains à sa cause pour essayer de bloquer le processus d’inscription.
Les 27 états membres de l’Union Européenne se sont quant à eux tous rangés derrière l’avis de la Commission Européenne, qui préconise l’inscription du thon rouge à l’annexe I assortie d’un délai d’un an, afin de laisser du temps aux pécheurs pour s’adapter à la nouvelle législation.
Les Etats-Unis sont du même avis.
Les sorts d’autres espèces sont au programme de la réunion, comme celui de quatre espèces de requins ou celui de l’ours blanc.
Amaury Luthun
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