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La culture des OGM a diminué en 2009!

Écrit par Amaury Luthun   
Jeudi, 25 Février 2010 14:28

Les ONG "Greenpeace" et "Friends of the Earth" ont annoncé cette semaine que les cultures d'OGM sont en baisse en Europe. Deux raisons sont invoquées: la méfiance de l'opinion publique ainsi que leurs effets néfastes pour l'environnement.

Les deux organisations indiquent que les surfaces dédiées à la culture du maïs MON 810, maïs génétiquement modifié du groupe Monsanto, ont diminué de 11%, passant ainsi de 106.737 hectares en 2008 à 94.749 hectares en 2009.

OGM_MON_180_SIPALe MON 810 est le seul OGM autorisé dans l'Union Européenne, mais de nombreux pays continuent à l'interdire : l'Allemagne, la France, l'Autriche, la Grèce, la Hongrie et le Luxembourg.


Ces pays, opposés à la culture des OGM, font jouer une clause de sauvegarde, prévue par la législation européenne sur les cultures d'OGM.


José Manuel Barroso, président de la Commission Européenne, s'était attaqué à ces clauses de sauvegarde en 2009 en essayant d'imposer la culture des ces OGM dans toute l'Europe, et était loin de faire l'unanimité, puisque 22 États avaient voté contre.


Six pays continuent néanmoins à cultiver le Mon 810: l'Espagne, le Portugal, la République Tchèque, la Roumanie, la Pologne et la Slovaquie.


Dans son rapport, Greenpeace a également expliqué que, si elles sont présentées comme une solution contre la famine et le réchauffement climatique, les cultures OGM serviraient presque entièrement (99%) à la production de carburant et à l'alimentation animale.


Monsanto réclame à l'Union Européenne le renouvellement de l'autorisation de cultiver son maïs transgénique, et cette dernière a bien du mal à se décider, étant donné qu'aucune majorité ne se dégage au sein de l'UE: "Il n'y aura jamais de majorité ni dans un sens, ni dans l'autre. Il faut donc trouver une solution, qui pourrait être de laisser les Etats décider d'autoriser ou non la mise en culture" a déclaré un responsable de la Commission Européenne à l'AFP.


Si d'après l'agence européenne pour la sécurité des aliments, le MON 810 et la pomme de terre Amflora (qui attend également un renouvellement de l'autorisation de sa culture) ne représentent aucun danger pour la santé des consommateurs, leur impact sur l'environnement continue lui de poser problème. "La coexistence entre les cultures est importante. Il ne faut pas mettre en péril les autres catégories de production" a indiqué le haut responsable de la commission.


Amaury Luthun

 

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