Haiti un véritable no man's land ! |
| Écrit par Guillaume Woittequand |
| Mardi, 19 Janvier 2010 11:07 |
Voila déjà une semaine qu'un seisme de magnitude 7 sur l'échelle de Richter a frappé les côtes Haitiennes. Dès le lendemain toutes les ONG mondiales étaient sur le qui-vive et organisaient déjà les premiers secours.Elles organisaient, et c'est bien cela le problème, car l'organisation à défaut d'en avoir une s'est transformée en monstrueux désordre. Cette crise humanitaire est devenue un véritable no man's land pour les Etats qui se font la guerre à côté de cadavres et de sinistrés ...
Les Etats-Unis étant les premiers arrivés se sont les premiers "servis" : ils ont pris la place laissée vacante et en particulier le contrôle de l'aéroport, plateforme obligatoire pour faire arriver les aides internationales. Mais il a suffit d'un avion français détourné sur Saint Domingue (et ce n'est pas le seul!) par le contrôle aérien américain pour que les plaintes se fassent entendre, on a même parlé de "recolonisation" de l'île. Obama s'est expliqué sur l'intervention rapide de son pays : les américains avaient un souvenir amère du cyclone Katrina et la non-réaction de George Bush (au moins Obama remontera dans les sondages ! C'est ce qu'il cherche en disant ça, non ?), de plus il y a une forte présence d'immigrés Haitiens sur le sol américain, qui transforme cette tragédie en "émotion collective nationale" . Cette omniprésence dans les médias internationaux et sur place irrite fortement Nicolas Sarkozy qui pensait ête le leadership dans cette histoire, histoire et francophonie obligent. Aux yeux du monde international, la France n'est qu'un intervenant parmi d'autres, avec des avions à la merci des américains. De plus Nicolas Sarkozy qui adore organiser des réunions, souhaitait une conférence internationale pour la reconstruction d'Haiti, mais celle-ci se déroulera au Canada (plus proche, plus impliqué ?). Cette guerre-guerre politique, montre l'absence de coordination en cas de crise, l'ONU étant le seul à pouvoir jouer ce rôle. Malheuresement comme si ça ne suffisait pas, les Nations unies ont été vidées de leurs moyens et affaiblies par la perte de representants présent sur place, ainsi que de leurs bâtiments. Cette crise politique qui se déroule sur la misère, est à méditer. On se souvient des enjeux économique en Asie après le tsunami de 2004. Au lieu d'annoncer des millards d'euros qui ne seront peut être pas débloqués, ne vaut il pas mieux une organisation concrète sur place ? Guillaume Woittequand |

Au centre du problème : les Etats-Unis, en effet on leur reproche leur place centrale prise dans l'organisation des secours. L'humanitaire d'Etat est devenu une autre manière de se faire la guerre.