Fin consternante à Copenhague ; le deal de la honte! |
| Écrit par Roxane Grioche |
| Samedi, 19 Décembre 2009 15:46 |
De l'avis même d'Obama, la déclaration de principe arrêtée à Copenhague vendredi n'est «pas suffisante».Après le départ du président américain pour Washington, les grands pays ne se sont engagés à rien. Les ONG dénoncent un fiasco, et toutes les réactions définissent"le deal de la Honte"!
L'accord le «pire de l'histoire» Parmi les participants au sommet - et notamment les pays en développement - la déception est immense qu'aucune contrainte n'ait été fixée pour atteindre l'objectif, très ambitieux, de limiter à 2°C l'augmentation des températures. Pour le représentant des 130 pays en développement, dont les premières victimes du réchauffement climatique, l'accord arrêté à Copenhague par les chefs d'Etat de la planète à l'arraché, et sans aucune garantie, est «le pire de l'histoire». pour Jean-Louis Borloo «La réalité, c'est que si on avait laissé faire le système ONU il était impossible d'arriver à quoi que ce soit». «Les chefs d'Etat auraient dîné ensemble (chez la reine, jeudi) puis on se serait retrouvé en plénière pour constater l'échec», après douze jours de négociations. Pour Chantal Jouanno, interviewée ce samedi matin sur RTL, «il faut être conscient qu'on partait d'une situation encalaminée», presque dans l'impasse.«Mardi, on n'avait aucun accord sur la table», a rappelé la secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie, déplorant la «position puissante et fermée de la Chine, de l'Inde» et d'un certain nombre de pays d'Amérique du Sud. Suite au prochains épisodes : c'est à dire en juin 2010 en Allemangne, puis RDV à la prochaine conférence climatique l'an prochain à Mexico. Le président méxicain, Mr Calderon disposera d'un mandat pour conduire l'accord de Copenhague vers un traité contraignant au plus tard fin 2010. |

Ce matin Nicolas Hulot s'est exprimé sur France info diasant "Ce n'est même pas une déception, tout le monde est consterné. On a manqué une occasion historique...Très sincèrement, deux ans d'activité diplomatiques pour en arriver là... La crise climatique se double d'une très profonde crise de la démocratie. Il y a une incapacité de coordonner les volontés. On a bradé l'avenir de nos enfants. On injurie vraiment le futur.»