Ce dispositif vit un beau succès et il faudrait en profiter avant fin 2009 qui affiche des chiffres records. Les estimations du gouvernenment tablaient sur 200 000 bénéficiaires et c'est au final 500 000 bénéficiaires qui ont passé le cap !
Le gouvernement avait budgété 220.000 primes à la casse pour l'année. Mais c'était sous-estimer le succès de ce dispositif qui devrait profiter à 600.000 automobilistes d''ici à fin 2009. Un succès dépassant les attentes du gouvernement.
Ce dispositif renforçant l'incitation liée au bonus écologique en place depuis 2008 et visant à relancer les ventes d'un secteur automobile durement frappé par la crise, fonctionne mieux que prévu.
Un vrai succès donc mais non sans conséquences. Cette prime, offrant 1.000 euros pour la destruction d'un véhicule de plus de dix ans en contrepartie de l'achat d'un véhicule neuf émettant moins de 160 g de CO2/km, a quelque peu bouleversé la structure du marché automobile français en stimulant surtout les ventes de petites voitures. Un bon point pour l'écologie, ces dernières étant moins gourmandes en carburant.
Sur les dix premiers mois de l'année, les deux tiers des primes à la casse ont ainsi concerné des véhicules émettant moins de 120 g de CO2/km, avec bonus écologique de 700 euros, selon les chiffres communiqués par le gouvernement.
La prime à la casse a aussi stimulé la concurrence commerciale entre des marques qui, pour s'attirer davantage la clientèle n'ont pas hésité à surenchérir, certaines allant même jusqu'à doubler la prime gouvernementale voire à accorder leurs propres primes à des voitures dès huit ans d'âge.enfin les constrcuteurs ont enfin fait preuve de créativité sur cette opération...
Résultat : fin octobre, après dix mois, les ventes de voitures en France étaient en hausse de 4,2% sur la même période de 2008. Une hausse essentiellement due à la prime à la casse et qui a surtout profité aux groupes français PSA Peugeot Citroën et Renault, ainsi qu'aux généralistes étrangers comme Ford et Fiat.
Un fort recul des ventes attendu en 2010 : Ainsi, les primes ont permis et "du chiffre d'affaires supplémentaires" pour les constructeurs et leurs sous-traitants, et "des emplois sauvegardés dans l'ensemble de la filière", s'est félicité Patrick Devedjian. Selon lui, 20.000 emplois auraient été sauvés par ce dispositif jusqu'à présent. Sur l'ensemble de 2009, ce chiffre pourrait atteindre 25.000.
Le soufflé retombera-t-il en 2010 ? L'an prochain, la prime à la casse sera en effet réduite à 700 euros au premier semestre, puis à 500 euros au second semestre. Un budget de 240 millions d'euros est prévu, devant permettre de financer encore 400.000 primes l'année prochaine. "Avec cette prime dégressive, la transition devrait se passer dans les meilleurs termes", assure le ministre. Enfin ça roule toujours pour le Grenelle de l'environnement qui affichera de bons, voir d'excellents; résultats en 2009.
Source Afp; Les échos
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