Dossier sur l'eau: un trésor en danger |
| Écrit par Audrey Peeters et Fanny Monstier |
| Jeudi, 07 Avril 2011 00:00 |
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Sommaire de l'article
Les conflits liés à l’eauDès les années 1980, la CIA identifiait une dizaine de zones de « conflit hydrique potentiel », du bassin du Jourdain à celui du Syr-Daria en passant par ceux du Nil, du Tigre et de l'Euphrate. Israël/PalestineL’eau est l’un des aspects du conflit israélo-palestinien non négligeable pour comprendre la situation actuelle. En effet, Israël et le territoire palestinien sont souvent confrontés au problème de sécheresse lié à la faiblesse des précipitations ces dernières années. Les adversaires ne sont pas égaux face au problème de cette eau qui se fait de plus en plus rare et donc de plus en plus précieuse. On estime que 85 % de la nappe phréatique occidentale de Cisjordanie (Palestine) est à utilisation israélienne exclusive. Israël a donc pris l’avantage sur cette ressource, c’est pourquoi elle se porte beaucoup mieux, que ce soit d'un point de vue fertilité des terres ou bien-être des populations que ses voisins Palestiniens.
Turquie/Irak/Syrie :
Egypte/Soudan/Ethiopie:Le Nil est issu de la rencontre du Nil Blanc dont la source est au Burundi et du Nil Bleu dont la source est en Ethiopie. La réunion des deux Nils se fait dans la capitale du Soudan (Karthoum). La survie des pays bordant le fleuve dont l’Egypte dépend de l’eau qu’il amène. De nombreux barrages assurent aujourd’hui la redistribution de l’eau entre Soudan et Egypte, cependant, la répartition actuelle ne fait pas l’unanimité d’autant plus que les besoins de chacun en eau augmentent. Mais encore?Il existe d'autres zones de tension : Sommaire de l'article
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La Turquie, l’Irak et la Syrie se disputent le Tigre et l’Euphrate. Les trois pays s’affrontent des suites du grand projet de développement national Turque. En effet, la Turquie veut construire 22 barrages capables de stocker 110 milliards de m3 (101 sur l'Euphrate, 9 sur le Tigre) ainsi que 19 centrales. Le problème des barrages est qu'en plus de retenir l'eau, il retiennent aussi les sédiments naturellement charriés par les fleuves, ce qui entraîne un appauvrissement des sols environnants. Les terres agricoles sont désormais moins fertiles et plus salées. L’Irak et la Syrie ont peur de voir leurs ressources en eau diminuer considérablement à mesure que le projet Turque ne se concrétise. La guerre de l'eau a déjà failli se déclencher à plusieurs reprises dans le passé, qu'en est-il pour demain?