Pollution, coquillages et crustacés ! |
| Écrit par Roxane Grioche |
| Vendredi, 31 Juillet 2009 09:45 |
Une nouvelle fois on vient de lever l'interdiction de consommer les huitres du bassin d'Arcachon. Les ostréiculteurs sont en colère face à la prolifération des algues toxiques autour de ces coquillages chers aux français !Les scientifiques s'inquiètent et le réchauffement climatique serait également en grande responsabilité dans la stabilisation du phénomène...
Les français sont au premier rang de la production européenne avec environ 200 000 tonnes et également les premiers consommateurs européens avec 2kg par an par habitant. Le cas des coquillages français est loin d'être isolé. Depuis une vingtaine d'années, les proliférations d'algues toxiques se multiplient sur les littoraux du monde entier et sont devenues une source de préoccupation pour les pouvoirs publics. Car les coquillages sont de plus en plus consommés : en cinquante ans, la production mondiale a été multipliée par quinze. Les scientifiques s'inquiètent aujourd'hui de la montée en puissance de risques "émergents", liés aux effets du réchauffement climatique et aux interactions entre toxines, encore mal connues.
Trois types de contaminants s'y accumulent : les résidus chimiques, les pollutions microbiologiques (liés aux dysfonctionnements des stations d'épuration et aux activités agricoles) et, depuis une vingtaine d'années, les substances toxiques produites par certaines espèces de micro-algues. Ces dernières peuvent provoquer des désordres gastro-intestinaux ou neurologiques.
Les scientifiques s'inquiètent aujourd'hui de l'impact du réchauffement climatique. Ainsi l'Ostreopsis, habituée aux eaux tropicales, prolifère de plus en plus en Méditerranée. Cette algue produit une substance toxique qui se disperse dans l'air, provoquant des troubles respiratoires. Des fermetures préventives de plages ont déjà eu lieu en France, en Espagne et en Italie. Chaque année, des interdictions de vente sont prononcées l'équivalent d'un mois par an. C'est ce système de tests qui est actuellement au coeur de la polémique autour des huîtres d'Arcachon.Les ostréiculteurs, lourdement pénalisés économiquement, mettent en cause la méthode. "On ne peut plus se baser sur le seul test biologique, affirme Goulven Brest, président du Comité national de la conchyliculture. Les résultats des tests chimiques et les observations dans le milieu naturel doivent être pris en compte."L'Afssa rappelle cependant que le test sur la souris "reste la méthode de référence au niveau européen". Il présente l'avantage de réagir à la présence de toxines connues ou inconnues - y compris en termes d'effets sur la santé humaine - tandis que les tests chimiques ne ciblent que les molécules connues. (source Le Monde) |

La consommation d'huîtres, qui a explosé en cinquante ans, est affectée par l'apparition d'algues toxiques.