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Savez-vous que lire pollue ? La quantité de papier nécessaire à sa fabrication, sans parler de sa distribution, en fait un émetteur de gaz à effets de serre important. Peut-on considérer les livres électroniques comme une solution viable ?
Lancé en 2007, le Kindle d’Amazon est un « reader », qu’on pourrait traduire en « liseuse » de livres électroniques. Ce modèle est le précurseur du marché, il a depuis été suivi par Sony, et même la Fnac. Si cette façon de lire n’est pas très répandue en France, elle remporte un vif succès aux Etats-Unis. Avec un débat évident, le livre papier sera-t-il « tué » par le livre électronique ? En 2008, 125 millions d’arbres ont été abattus pour alimenter l’industrie du livre et de la presse aux Etats-Unis selon The Green Press Initiative. Le livre électronique aura-t-il un impact positif sur la déforestation ?
Plusieurs études ont été menées sur le sujet, notamment par Cleantech et par Carbone 4 pour Hachette. Cleantech a décortiqué le cycle de vie d’un « reader » (le Kindle d’Amazon) et abouti au chiffre de 168,5 kg CO2 (presque 30% de moins que l’étude de Carbone 4). Ce qui ne représente plus selon le groupe que 22,5 livres, car Cleantech observe un bilan moyen du livre papier de 7,5 kg CO2, bien au-delà des 1 kg CO2 obtenus par Carbone 4 pour Hachette. On peut considérer que l’étude commandée par Hachette n’est pas très objective, puisque commandée par un éditeur favorable au format papier.
Nous avons trouvé une infographie sur le site ebouquins qui fait la synthèse de plusieurs études et permet d’évaluer en moyenne le coût écologique de l’une et l’autre solution, de la fabrication à la distribution.
Cette infographie n’existant qu’en Anglais, voici notre traduction.
Le choix le plus vert
De nos jours, il existe un choix énorme de « liseuses » de livres électroniques : Kindle, Nook, Sony Reader etc. Les liseuses sont attirantes, brillantes et écologiques. Cette infographie étudiera de quelle façon les livres sont bénéfiques pour la déforestation.
L’industrie de l’édition papier :
Elle consomme 16 millions de tonnes de papier par an aux USA. Les 2 millions de livres papier produits aux Etats-Unis par an entraînent l’abattage de 32 millions d’arbres. Les livres papier ont le taux de pollution carbone par unité le plus élevé de tout le secteur de l’édition
Déchets et CO2 : La papeterie utilisée pour créer le papier des livres sont mauvais pour l’environnement et entraîne l’émission de : CO2, de l’oxyde d’azote et du monoxyde de carbone. Ces polluants sous forme de particules se dispersent dans l’air et contribuent au réchauffement climatique, à la création de brouillards de pollution, de pluies acides et cause des problèmes respiratoires. Le blanchiment du papier à l’aide de chlorine dégage de la dioxyne, un produit cancérigène.
Les livres format papier consomme 3 fois plus de matières premières et nécessite 7 fois plus d’eau que les livres électroniques pour sa conception.
Aux Etats-Unis, l’industrie des livres papiers et des journaux nécessite l’abattage de 125 millions d’arbres chaque année et émet plus de 44 millions de tonnes de CO2. C'est-à-dire autant que l’émission totale de CO2 de 7,3 millions de voitures en un an.
Les livres électroniques
La vente de livres électroniques continue d’augmenter. En octobre 2010, 9% des ventes de livres étaient des livres électroniques, c'est-à-dire une augmentation de 112% par raport à l’année précédente.
Selon les premières estimations, il se vendra 1 milliard de livres électroniques en 2011, donc une augmentation de 20%. Il s’est vendu 79,200,000 livres électroniques sur la plate-forme de vente d’Amazon et sur Itunes en 2010. On peut considérer que chaque achat de livre électronique a empêché un livre d’être produit et vendu. Donc, en moyenne :
1,267,200 arbres ont été épargnés en 2010 Ces arbres ont donc pu absorber 30,412 tonnes de CO2 par an et émettre assez d’oxygène pour 2,534,400 Hommes. Les chiffres utilisés pour ce calcul : 1 arbre= 62,5 livres. Une voiture émet en moyenne 6 tonnes de CO2 par an. 1 arbre absorbe 21, 7 kg de CO2 par an.
En résumé, le livre électronique aide l’environnement
En sauvant des arbres, en économisant l’énergie nécessaire à la production des livres, en réduisant la production de papier, en réduisant le coût, l’énergie nécessaire et la pollution qui est émise par la fabrication et le recyclage des livres (quand il a lieu), en éliminant les emballages, évitant la pollution due aux transports des livres, en empêchant la pollution issue du blanchiement du papier par exemple, mais a aussi permis d’économiser l’argent des consommateurs, car le livre électronique est moins cher que le livre papier.
Emprunte carbone des lecteurs de livres électroniques :
Les lecteurs de plus de 23 livres par an font un choix plus respectueux de l’environnement. En moyenne, on peut évaluer que le CO2 émis lors de la fabrication du reader sera compensé avec une lecture moyenne en 1 an.
Si vous lisez la version papier du New York Times pendant un an, 7300 milijoules d’énergie sera utilisée contre 100 pour la version électronique. 700 kg de CO2 sera émis pour la lecture en version papier, contre 10 kg pour la version électronique. Et si tous les livres étaient électroniques ?
3,1 milliards de livres en moyenne sont vendus par an en Amérique du Nord. On peut donc estimer que si ces livres étaient électroniques :
49,600,000 arbres pourraient être sauvés. 1,190,400 tonnes de CO2 pourraient être absorbés par ces arbres, c'est-à-dire les émissions de 192 926 voitures chaque année.
Notre conclusion
Le débat n’est pas clos puisque les appareils de lecture restent perfectibles. Leur construction n’est pas écologique (pétrole, métaux rares…). Il faudra attendre des constructions plus durables pour que cette solution soit idéale.
Cependant, la lecture de livres électroniques est une excellent solution pour les gros lecteurs, autant de livres que de presse, moins pour les lecteurs occasionnels qui trouveront une solution plus écologique en l’achat d’un livre, de préférence en papier recyclé.
Retrouvez l'infographie originale en suivant ce lien
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