L'Actualité écologique en direct:
Flux RSS d'AgirPourLaPlanete.com

L'homme : un danger pour la biodiversité ?

Écrit par Guillaume Woittequand   
Lundi, 25 Janvier 2010 14:07

Telle est la question qu'il faut se poser, erreur humaine ou accident ?
Des espèces sont déplacées de leur environnement pour être mises ailleurs et s'adaptent tellement bien qu'elles finissent par perturber les écosystèmes et tendent à faire disparaître les espèces locales.
Agir pour la planète s'intéresse à trois types de problèmes participant à la destruction de la biodiversité.

biodiversiteOn va commencer en Afrique avant de partir dans le bassin méditerranéen pour finir en Asie du Sud-Est.

Les perches du Nil :

Introduite dans le lac Victoria, en Afrique de l'Est, dans les années 1950, la perche du Nil a exterminé petit à petit les poissons qui y vivaient (estimés à 500 espèces différentes). La chair de la perche du Nil fait aujourd'hui l'objet d'un important commerce mondial. En effet la perche c'est remarquablement adaptée à cet environnement, au détriment des espèces locales. Alors qu'en 1977, les prises d'autres espèces représentait encore 32% du tonnage pêché et celles des perches du Nil 1%, 6 ans plus tart les prises comportaient 68% de perches du Nil pour 1% d'autres espèces.

Alors oui, cela permet de faire vivre une région pauvre grâce au commerce de ce poisson vers les pays du Nord, mais faut il cependant privilégier la survie de l'homme et détruire des millers d'espèces, telle est la question, mais la réponse semble difficile à trouver.

La Caulerpa Taxifolia :

C'est une algue verte d'origine tropicale. Cette algue verte surnomée "l'algue tueuse" était utilisée comme algue d'ornement pour les aquariums. Apportée au musée océanographique de Monaco en 1982, elle s'est retrouvée malencontreusement dans la mer Méditerrannée dû à une erreur humaine. Elle y a rapidement proliféré, jusqu'à se retrouver sur les côtes croates et tunisiennes, transportée par les ancres des bateaux. Elle couvre aujourd'hui 13 000 hectares. Là ou elle s'installe, les autres plantes reculent.En bref en raison de sa toxicité pour la faune, elle a un impact négatif pour la biodiversité.

Enfin zoom sur la déforestation en Indonésie,

cela reste la même chose malheuresement pour l'Amazonie ou la forêt en au Congo par exemple.

La déforestation menace de faire disparaître de nombreuses plantes de l'île de Bornéo potentiellement utiles dans le traitement de certains cancers, du sida et de la malaria, a averti le Fonds mondial pour la nature (WWF). La fôret tropicale humide de Bornéo ne couvre plus qu'un peu moins de 50% du territoire contre 74% en 1985, victime de l'exploitation forestière, des grands incendies et du boom de la production de l'huile de palme. La biodiversité exceptionnelle de ces fôrets suscite pourtant de nombreux espoirs du côté de la recherche médicale. WWF évoque notamment un composé dévouvert dans un arbuste de Sarawak. Le laboratoire pharmaceutique australien Cerylid Biosciences le juge capable de lutter efficacement contre diverses cellules cancereuses.Enfin les chercheurs auraient trouvé un agent puissant anti-malaria dans l'écorce d'arbres au coeur des fôrets tropicales humide de Bornéo au cours des 25 dernières années.

Si la destruction de la fôret se poursuit, le risque est grand de compromettre la découverte de ressources susceptibles de produitre des médiacaments pouvant sauver des vies. Une iniative à pourtant était prise par les trois Etats qui se partagent la souveraineté sur l'île, l'Indonésie, la Malaisie et le sultanat de Brunei. Cette iniative vise à sanctuariser un peu moins du tiers de la surface de la forêt, soit 220  000 km carré. Cet espace serait à la fois un refuge pour les espèces menacées de disparitionn un lieu pour capter de l'eau et piéger le CO2 et enfin une mine de découverte pour les scientifiques.

220 000km carré certes mais quand on sait que Bornéo est parmi les zones du monde les plus riches en biodiversité, ce n'est pas grand chose. Elle est malheuresement aussi dans le top ten des zones qui régresse le plus rapidement, notamment à cause des incendies qui sont volontairement déclenchés pour la plantation de palmier à huile.

Autre iniative, pour sauver cette fois-ci les truites : dans la forêt de Mormal. Dans le Nord de la France, les ruisseaux de la forêt étaient encombrés par des débris de branchages qui empêchaient les truites de remonter les cours d'eau. L'homme à donc pris cette fois ci une bonne iniative pour la biodiversité en dégageant les ruisseaux pour pouvoir permmetre l'accès aux truites qui étaient en train de disparaître petit à petit.

Alors oui la culture du palmier à huile s'est propagée à une vitesse fulgurante : un bienfait pour l'économie du pays, une catastrophe pour sa biodiversité. Alors à notre échelle que faire, arrêter la consommation de chips, de produits bio.....

Guillaume Woittequand

 

Ajouter un commentaire

Un modérateur est susceptible de supprimer, préalablement à sa diffusion, toute contribution qui ne serait pas en relation avec le thème de discussion abordé, la ligne éditoriale du site, ou qui serait contraire à la loi.


Code de sécurité
Rafraîchir (indiquez le code afficher ci-dessous avant de valider votre commentaire)